En France c'est la famille qui contient le plus d'espèces. Pour aider à l'identification Françoise Drouard et Anne Bounias-Delacourt créent 4 groupes artificiels:
Groupe 1 - Petite espèce caractéristique sur les arbres et les murs et dont on ne voit pas la toile : Drapetisca socialis
Groupe 2 - Petites et moyennes espèces qui ont une toile typique, souvent dans les buissons, comme Frontinellina frutetorum et les genres Linyphia, Neriene…
Groupe 3 - Petites espèces qui ont une toile un peu différente, comme Labulla thoracica.
Groupe 4 - Très petites et nombreuses espèces dont beaucoup vivent dans la litière (comme les Érigones) : difficiles à déterminer, la plus typique est Ostearius melanopygius.
Plutôt difficiles à photographier du fait de leur position dans la toile, il faut prendre son temps ou les faire tomber dans un récipient tenu en-dessous de la toile. Attention aux risques de confusion avec les espèces de la famille des Theridiidae d'où la nécessité d'identifier la toile, ensuite le critère d'importance qui permet de distinguer ces 2 familles est la présence d'épines sur les pattes des Linyphiidae alors que les Theridiidae n'en ont pas.
Curiosité: chez certaines espèces le mâle possède des arêtes sur la face externe des chélicères et une dent opposée sur le bord interne du fémur du pédipalpe qui leur permet de striduler à la saison des amours. La stridulation est utilisée également chez l'ordre des Orthoptères.